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| 3 novembre 2009 |
Sensibilisation des jeunes à l’écosurveillance de l’eau |
| Par Olivier Artis |
Québec - L’apprentissage de la science de façon dynamique et dynamisante a été discuté, lors du 44e Congrès de l’Association pour l’enseignement de la science et de la technologie au Québec (APSQ), à la mi-octobre, à Drummonville. Le Groupe d’éducation et d’écosurveillance de l’eau (G3E) y a présenté sa manière de faire, ce qui plaît aux élèves et aux enseignants. |
« C’est un projet multidisciplinaire qui touche à la géographie, au français, à l’anglais, aux mathématiques et même à l’éducation physique. On travaille aussi sur les compétences, les jeunes oeuvrent beaucoup en équipe. Cela rejoint le renouveau en science et technologie qui a été mis en place au premier cycle du secondaire », lance Nathalie Piedboeuf, directrice générale de l’organisme à but non lucratif G3E, anciennement le Comité de valorisation de la rivière Beauport (CVRB).
Les premiers concernés accueillent bien ces projets, ils apprécient les sorties sur le terrain. Ils deviennent ainsi plus conscients de l’importance de protéger l’environnement et de ce qu’ils peuvent faire pour conserver la qualité des cours d’eau.
Quatre programmes sont offerts au primaire et au secondaire :
-« À la découverte de ma rivière » (1er cycle du primaire) : À travers quatre contes, une loutre explique ce que devient la rivière au printemps et les êtres qui y vivent, ainsi que l’impact de la pollution sur eux. Les écoliers apprennent ainsi les gestes qu’ils doivent poser pour contrer cette dernière, avant de se rendent avec leur classe au bord d’une rivière.
-« Opération puits » (4e et 5e année) : Ce guide sensibilise aux eaux souterraines, douces et salées, ainsi qu’à la consommation de l’eau. L’activité extérieure est l’analyse de l’eau de pluie.
-« Sensibilisation en action… la rivière t’invite! » (5e année à 1ère secondaire) : L’importance des bandes riveraines et de toute la faune qui s’y trouve y est illustrée. Les élèves établissent ensuite une action pour la nature, par exemple, une corvée de nettoyage.
-« J’adopte un cours d’eau » (5e année à 2e secondaire) : La santé globale d’un cours d’eau y est scrutée, à l’aide d’analyses physicochimiques et bactériologiques, et de récoltes de macro-invertébrés qui sont des bio-indicateurs de la qualité de l’eau. Les jeunes peuvent ensuite faire de la sensibilisation ou restaurer un site. C’est le programme le plus plébiscité.
Formation scolaire
Les enseignants peuvent donner seuls la formation en classe, sans présence d’un représentant de l’organisme. Ils reçoivent une trousse pédagogique et, si besoin, ils suivent une formation d’une journée, selon le programme. Les apprentissages sur le terrain, au printemps ou à l’automne, sont tous encadrés. C’est un projet d’une dizaine d’heures qui est réparti pendant un trimestre ou une année scolaire.
S’inscrire
Les coûts de l’inscription varient selon l’activité choisie, ils comprennent le guide, la trousse pédagogique et le matériel scientifique, formation incluse. G3E peut aider les établissements à trouver des fonds pour financer les projets.
Près de 7 000 jeunes sont ainsi formés chaque année par les programmes du G3E qui touche 13 régions québécoises. Les milieux ruraux y ont d’ailleurs davantage recours que les milieux urbains.
En complément :
-Vos lacs et cours d'eau
-La magie de l'eau (Le coin de Rafale)
Par Olivier Artis
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